Partenariat entre Nantes Métropole et l'ADEME : délibération présentée par Julie Laernoes et intervention de Mahel Coppey
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Nous allons inscrire la politique économie circulaire de la métropole dans le référentiel national de l’ADEME. Je me réjouis vraiment de cette avancée, qui va donner un coup d’accélérateur à notre feuille de route grâce à des moyens techniques et financiers supplémentaires.
Cela dit, pas besoin d’être inscrit au référentiel pour constater qu’il y a des choses à faire progresser… On est en retard, et on le sait !
Sur les biodéchets collectés à domicile : ça avance doucement avec l’expérimentation de collecte à domicile à Nantes Nord et avec la plateforme Compost In Situ, mais on est encore loin de l’objectif fixé en début de mandat.
Sur les filières réemploi & réparation dans les quartiers : depuis 2014, je me bats aux côtés des acteurs de l’ESS pour faire avancer ces questions. Mais on est encore loin du compte, qu’on parle du maillage de l’offre sur le territoire ou de la précarité dans laquelle les entreprises et les associations travaillent.
Sur l’économie circulaire et les entreprises : on a bien avancé sur le BTP, et je n’en suis moi-même pas peu fière, mais on est face à un chantier immense ; ce sont des flux et des dynamiques qui nous dépassent et qu’on a besoin d’animer avec d’autres acteurs et d’autres institutions. On est encore à un état embryonnaire de tout ce qu’on pourrait faire.
Moi, ce que je vois, c’est que les entreprises, les acteurs de l’ESS, les associations, les habitants même, tous ces gens sont prêts à passer à la ville zéro-déchet, la ville de l’économie circulaire. Tout le monde est prêt, et pourtant ça ne bouge pas assez vite.
Pourquoi ? Parce que tout cela n’est possible qu’à deux conditions :
– changer la fiscalité déchets des ménages et des entreprises
– et une remise à plat complète du budget déchets de la Métropole.
Alors oui, c’est une bonne chose qu’une étude sur la tarification incitative des ménages soit prévue dans le programme d’actions : facturer les déchets à la quantité produite, c’est de l’ordre de l’évidence !
Quant à la réorganisation du budget déchets : il n’est pas normal qu’encore moins de 2% de l’enveloppe soit consacrée à la prévention. Comment voulez-vous qu’on s’auto-proclame territoire zéro-déchets avec des moyens proches de zéro sur cette question ?
On est prêts, le territoire est prêt, les acteurs sont prêts, les habitants sont prêts.
Aujourd’hui, ce partenariat avec l’ADEME nous oblige à passer ce cap nécessaire, à dépasser notre zone de confort pour nous poser les questions de fond qui sont sur toutes les lèvres. Il va nous permettre à la fois d’être plus efficaces dans les actions engagées, et de prendre de la hauteur avec des études et une expertise extérieure.

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