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Transports publics de Nantes Métropole – Intervention de Didier Quéraud

 

Nous saluons les avancées de cet avenant qui globalement, que ce soit sur les véhicules utilisés ou l’offre de service va dans le bon sens : c’est-à-dire dans un sens vertueux en termes de consommation de carburant, ou dans une incitation à plus prendre les transports en commun.

Pour ce qui concerne le parc de véhicules visé par les contrats d’affrètement, nous notons la démarche de progrès avec le renouvellement de 35 % de véhicules au GNV. En creux cependant, cela signifie qu’il restera encore des véhicules diesels. Nous ré-insistons sur le fait d’atteindre un objectif de zéro diesel dans les meilleurs délais. Ces véhicules qui roulent toute la journée ont un impact important sur la qualité de l’air.

En ce qui concerne la navette pour l’aéroport, nous saluons l’augmentation de la fréquence de rotation, mais il ne faudrait pas que l’élargissement des horaires encourage les compagnies ariennes à élargir dans le même temps les horaires des mouvements des avions le matin et le soir. Nous pouvons également avoir une interrogation sur le prix de cette navette. Elle vise essentiellement des voyageurs de l’agglo nantaise, voire de Nantes. Ce prix ne doit pas être dissuasif par rapport à un aller-retour d’amis ou voisins qui feraient la navette bénévolement. Et puis nous vivons une telle agressivité des compagnies aériennes qu’aujourd’hui, que les premiers prix de voyages intra européens sont à peine plus chers qu’un voyage en navette ! On marche sur la tête.

Nous profitons aussi de cette délibération pour partager quelques interrogations :

  1. Sur la politique tarifaire de Vinci sur l’utilisation des parkings : le coût pour l’usager des parkings est tel qu’ils ne sont pas totalement remplis, mais que nombre de voyageurs laissent leur voiture dans les rues de Bouguenais ou Rezé, gênant les habitants de ces communes dans leur usage quotidien. Cette politique tarifaire génère une activité économique parallèle : Des habitants alentours offrent des places moyennant finances, places qui se situent sur leur propriété….ou pas. Nous pensons que le développement de ce genre de pratiques, comme AirBnb pour le logement, n’est pas de nature à faciliter la tâche des collectivités pour organiser au mieux les fonctions de leur territoire.

  1. Sur les motifs de l’augmentation du trafic aérien à partir de Nantes Atlantique : alors que plus personne n’est à l’abri des conséquences du changement climatique, les politiques tarifaires des compagnies à bas coût font reporter le coût réel du transport aérien sur d’autres citoyens que les voyageurs, c’est inadmissible.

  1. Sur l’urgence de l’activation d’une liaison par rail vers l’aéroport (tram ou train)

  1. Sur la sécurisation des vélos entre le périphérique et la zone d’Activités Aéroportuaires : le site génère tout un trafic à l’embauche et à la débauche de salariés et autres visiteurs des entreprises avoisinantes, ainsi que les véhicules de fret. Pour cette circulation des deux roues, soyons très offensifs, en particulier pour les vélos cargos. Nous avons de nombreuses fois parlé du dernier kilomètre. Pensons les infrastructures qui feront basculer au plus vite le monde économique dans une nouvelle ère du transport de marchandises. Parallèlement au trafic strict lié à l’aéroport, nous avons intérêt collectivement à diminuer les flux dans cette partie de l’agglo, ce qui fluidifiera d’autant les transports en commun pour les rendre plus performants.

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