Accueil Actualités Situation en Palestine et coopération entre Nantes et Rufisque – Intervention d’Alassane Guissé

Situation en Palestine et coopération entre Nantes et Rufisque – Intervention d’Alassane Guissé

 

Juste avant d’intervenir sur la convention qui nous est proposée entre Nantes et Rufisque, j’attire votre attention sur la politique de provocations internationales qu’applique depuis le début de son mandat Donald Trump. Après le climat et bien d’autres, la question palestinienne.

En reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël au mépris du droit international et de tout le travail entrepris pour la paix depuis des décennies pour sortir du conflit entre Israël et la Palestine, le président américain rompt avec des années de diplomatie américaine et internationale.

Nous, élus écologistes et citoyens, dénonçons cette décision inique et irresponsable, et rappelons les dangers qu’elle implique à l’échelle mondiale en mettant en danger toute possibilité de paix dans cette région. Nous demandons à la France de prendre toute la mesure de la situation et d’aller au delà du simple regret en se donnant les moyens d’obtenir enfin la reconnaissance d’un État palestinien.

Et nous relayons la demande de la Plateforme44 des ONG pour la Palestine adressée au Président de la République et au Ministre des Affaires étrangères, via un courrier remis à la Préfète, samedi dernier :

Pour arrêter la politique coloniale et guerrière d’Israël encouragée par les provocations irresponsables de Trump : une exigence d'urgence pour la paix au Moyen-Orient et dans le monde, nous demandons à la France de peser

- par un geste fort : la reconnaissance de la Palestine comme Etat à part entière avec Jérusalem-Est pour capitale.

- par des sanctions économiques envers Israël : arrêt de la coopération militaire, interdiction de produits des colonies en France et en Europe.

- par une interdiction aux entreprises publiques et privées de prendre part, même de façon indirecte à la colonisation.

- en demandant à l’Union Européenne la suspension des Accords d’Association avec Israël conditionnée en 2002 ( !) par le respect des Droits humains.

Maintenant, concernant notre coopération avec Rufisque.

Vous nous donnez ainsi la preuve éclatante de votre volonté de consolider les rapports féconds qui lient notre ville et celle de Rufisque depuis 1992.

Le partenariat très constructif et multiforme existant entre Nantes et Rufisque nous conforte dans cette convention que la coopération décentralisée est des plus utiles, au regard des actions très positives mises en œuvre.

Il s’agit ici de marquer la nécessité d’accorder, dans nos politiques de coopération internationale, une plus grande place aux acteurs locaux qui sont souvent porteurs d’initiatives et de réponses efficaces aux défis actuels du développement durable.

Nous constatons déjà que cette délibération n’est pas restée qu’une simple déclaration d’intention.

Elle décline des objectifs concrets et opérationnels pour un développement de la culture, celui de la mobilité internationale des jeunes, la valorisation du patrimoine culturel sénégalais, le renforcement des échanges artistiques entre ici et là-bas

La démarche du projet de la Maison des Arts et de Rufisque de l’Ecole des Beaux Arts de Nantes est prometteuse car s’appuyant sur des projets locaux qui impliquent les populations concernées dans le cadre de leur dynamique propre et en relation avec les institutions locales.

Nous seront très attentifs à ce que que l’action menée auprès des jeunes sur l’éducation artistique ne se limite pas seulement au système formel mais s’ouvre à d’autres jeunes non scolarisés en s’appuyant sur les acteurs artistiques, les mouvements d’éducation populaire aussi bien à Nantes qu’à Rufisque.

L’échange de jeunes entre nos deux villes les encourage à l’apprentissage de la citoyenneté vie citoyenne. Nous saluons les acteurs de ce champs tels que les Céméa, Flam Africa, Essentiel, la maison de quartier de Dervallières, le CSF ambition jeunesse, la maison des éclaireurs de Rufisque, Handischool.

Notre relation avec les pays du Sud est un métissage.

Nous reconnaissons l’apport du Sénégal dans la préservation et la valorisation de notre patrimoine linguistique commun, la langue française.

Et ainsi peut être, pourrons nous travailler efficacement, ensemble à la construction d’un monde indivisible plus juste et fraternel.

Je lance un appel à mon collègue de la culture et Président du conseil d’administration de l’Ecole des Beaux Arts de Nantes : Que la culture africaine particulièrement sénégalaise est une places au Musée des Arts de Nantes afin que les Nantais puissent voir les œuvres de NDARY LO, sculpteur-plasticien, de MBAYE DIOP artiste ou encore de OUSMANE GUEYE sculpteur de la Forêt Bleue.

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