Communiqué de presse – 17 mai 2019
A Nantes, l’opérateur SFR a lancé ses premières expérimentations techniques sur la 5G (5ème génération de téléphonie mobile) en début d’année et la commercialisation au grand public est attendue à partir de 2020, après l’installation de terminaux compatibles.
Or, plus de 170 scientifiques et médecins de 37 pays demandent un moratoire sur le déploiement de la 5G jusqu’à ce que des études d’impact sanitaires et environnementales sérieuses et indépendantes soient réalisées, préalablement à toute mise sur le marché. En effet, il n’existe pas aujourd’hui de méthodologie pour mesurer efficacement le rayonnement de ces antennes.
« La 5G promet des débits jusqu’à 100 fois plus rapides que la 4G et entraînera, de facto, une augmentation considérable de l’exposition au rayonnement de radiofréquence dont les effets nocifs pour la santé humaine sont à craindre. Le déploiement de la 5G revient à mener des expériences sur les êtres humains et l’environnement », alerte Catherine Bassani, élue nantaise à la santé environnementale.
C’est pourquoi, sans étude indépendante sur l’innocuité de la 5G, les élus écologistes et citoyens demandent la suspension de son déploiement et la mise en place d’un moratoire, comme l’ont déjà initiée la ville de Bruxelles et le canton de Vaud en Suisse, pour protéger leurs habitants.
Nous demandons également que les citoyens nantais soient informés des potentiels dangers de cette nouvelle technologie.
À l’heure du développement et de la multiplication des objets connectés il est urgent de veiller aux risques sanitaires que ceux-ci peuvent engendrer. La course au toujours plus vite, toujours plus performant, ne doit pas prendre le pas sur le principe de précaution et la santé des habitants.
C’est un défi que Nantes, labellisé Métropole French Tech, doit aussi saisir !