Accueil Actualités Migrants : un autre accueil est possible avec l’action des villes

Migrants : un autre accueil est possible avec l’action des villes

Un groupe d’étudiants a occupé les locaux de l’ancienne école des Beaux-Arts de Nantes samedi pour y héberger des migrants. La ville de Nantes a décidé dimanche de l’expulsion de ces personnes. Nous, élus écologistes et citoyens, nous désolidarisons de cette action municipale, menée sans concertation.

Nous n’occultons pas la responsabilité de l’État, en charge de l’hébergement d’urgence. Nous n’occultons pas non plus les actions de la Ville déjà menées sur le sujet. La ville de Nantes agit sur l'ensemble de ses domaines de compétence et au-delà. Mais cela ne permet plus de répondre à l'urgence et à l'ampleur des situations aujourd'hui. Cette évolution des besoins s'inscrit dans la durée et nous devons prendre nos responsabilités, en tant qu'élus locaux, immédiatement, et trouver des solutions pour assurer un minimum d'hospitalité et d'humanité à chacun sur notre territoire.

Face à l’urgence, nous demandons d’aller plus loin grâce à des actions concrètes.

- Nous renouvelons notre demande de mise à disposition immédiate, par les communes de la métropole, de locaux aux associations de soutien aux migrants. Les collectifs sont prêts. Des baux précaires permettraient de répondre à l’urgence de la situation dans des locaux actuellement non utilisés, en attente de projets ou de rénovation. Ils seraient rendus disponibles dans un calendrier défini par contrat. Des villes le font déjà : Paris, Rennes, Toulouse ou Grande-Synthe.

- Nous proposons de créer et de maintenir des activités pour ces jeunes qui n’ont d’autre occupation que la rue. Les jeunes et étudiants mobilisés aux côtés des migrants le disent et ont des suggestions à nous faire : il faut insérer ces jeunes migrants dans la ville en leur proposant des activités facilitant leur accès aux droits mais aussi culturelles et sportives.

- Nous demandons à ce que soit accordée la gratuité des transports en commun aux migrants avec des revenus inférieurs aux minima sociaux, quelle que soit leur situation administrative en cours.

Il est illusoire de penser que cette situation va se régler sans l’action concertée de l’État, des conseils départementaux, des villes et des acteurs mobilisés. Les migrants sont de plus en plus nombreux dans notre ville et partout sur le territoire. L’arrivée de ces personnes fuyant conflits, catastrophes, crises climatiques doit nous forcer à agir rapidement. Et le fait de les accueillir dignement ne constitue en rien un appel d'air comme le montre l'exemple de Toulouse.

Nous vous donnons RDV samedi prochain, à la salle de conférence de la Manufacture, 10 bd Stalingrad à Nantes, de 16 h à 18 h pour un échange avec Damien Carême, maire de Grande-Synthe sur la thématique :

migrants : pourquoi des villes s’engagent ?

 

1 commentaire(s)

  1. Leconte

    Bravo
    Enfin une parole très attendue

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