Accueil Actualités Les enfants sont des êtres humains vulnérables, battons-nous pour faire reconnaître et exister leurs droits !

Les enfants sont des êtres humains vulnérables, battons-nous pour faire reconnaître et exister leurs droits !

Aujourd’hui, 20 novembre 2019, cela fait 30 ans que les dirigeants de la planète ont pris un engagement historique envers les enfants en adoptant unanimement la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. Aucun traité international n’a jamais fait une telle unanimité. Et c’est le premier texte international qui reconnaît les enfants comme sujets de droit.
Concrètement adopter cette convention internationale, c’est reconnaître aux enfants :
  • le droit d’avoir une identité, comme affirmation de son existence au sein d’une société et reconnaissance de son individualité.
  • leurs droits d’avoir accès à une alimentation appropriée, à un logement salubre, aux soins médicaux nécessaires, à l’éducation, aux loisirs...
  • leurs droits de grandir en sécurité et d’être protégés contre ce qui porte atteinte physiquement et/ou psychologiquement.
  • leurs droits de faire quelque chose : de vivre avec ses parents, de s’exprimer et de participer aux décisions qui concernent l’enfant...
Parce que les enfants sont particulièrement vulnérables, parce qu’il est crucial pour l’avenir de nos sociétés qu’ils puissent grandir en bonne santé et dans un environnement sûr, poursuivons nos efforts pour défendre leurs droits. « Nous constatons un décalage entre les droits proclamés et les droits réels, comme le droit à un niveau de vie suffisant, le droit à la santé, à l’éducation… », déplore Geneviève Avenard, la défenseuse des enfants. A ce titre, une trentaine d’associations et collectifs français s'associent au sein de la dynamique “de la convention aux actes !” et réclament une stratégie globale et transversale de protection des enfants.
Et qu’en est-il de leur droit à vivre sur une planète vivable ? Comme le dit le climatologue Jean Jouzel : « ce sont les enfants d’aujourd’hui, ceux des cours d’école, qui pourraient subir des étés à 50°C ». Ce sont les premières victimes des bouleversements de notre environnement révèle une étude récente publiée par la revue médicale Lancet. Concrètement, si nous n’agissons pas sur le réchauffement climatique, les gains d’espérance de vie observés depuis des décennies sont compromis.
Si cette convention, juridiquement contraignante, a contribué à changer et continue à changer la vie d’enfants dans le monde entier, de grands combats restent à mener, même ici à Nantes.
Pour rappel, à Nantes, près de 15 000 enfants de 0 à 15 ans vivent sous le seuil de pauvreté, soit près d’un enfant nantais sur trois (source Nantoscope des besoins sociaux 2018). Et au-delà de cette pauvreté monétaire, c’est aussi la pauvreté affective, la pauvreté culturelle… qu’il faut combattre. Sans oublier la situation des enfants qui dorment dans la rue avec leur famille et des mineurs étrangers isolés qui arrivent dans notre ville.
Saluons et encourageons les associations locales investies pour cette journée d’anniversaire, et les animateurs, éducateurs, avocats, travailleurs sociaux… qui agissent avec persévérance et engagement pour faire connaître et faire progresser les droits de l'enfant. Et qui font entendre leur voix pour permettre de mieux appréhender la manière dont les enfants vivent leurs droits au quotidien.

 

Laisser un commentaire