L’Arbre aux Hérons n’est pas encore fait !
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L’Arbre aux Hérons continue d’être vendu aux élu·e·s et aux Nantaises et Nantais dans des opérations de communication pompeuses. Hier, c’était le premier vol d’un de ses automates, le grand héron, qui faisait parler de lui. Dans la foulée, M. Delarozière venait parler de son projet sur Télénantes, à grand renfort de lieux communs sur l’écologie. Nous vendre le projet petit bout par petit bout, dans une véritable stratégie publicitaire, ne fera pas oublier que l’Arbre au Hérons est de plus en plus absurde dans le contexte d’urgence sociale, climatique et démocratique.

Loin de se restreindre à « rajouter du vert dans la ville », l’Arbre aux Hérons, ce sont des impacts très concrets sur la qualité de vie et l’environnement qui sont inévitables : transformation du Bas-Chantenay en quartier touristique, hausse du prix de l’immobilier, arrivée massive de touristes, augmentation du trafic aérien et de ses nuisances, etc. D’un quartier ouvrier et industriel, le Bas-Chantenay sera transformé en destination airbnb, inaccessible aux nantais et nantaises des classes moyennes et populaires. 

Par ailleurs, les élu.e.s du groupe écologiste et citoyen s’étonnent que les créateurs de ce manège, plus que jamais en manque d’arguments pour faire aboutir leur projet, en soient réduits à inventer un soutien imaginaire en la personne de Yannick Jadot qui ne s’est pourtant jamais exprimé sur le sujet. 

Réaction de Mahel Coppey, co-présidente du groupe écologiste et citoyen de Nantes Métropole :

« L’Arbre aux Hérons n’a été validé dans aucune instance démocratique : ni dans le cadre du Conseil métropolitain où la délibération a déjà été reportée 2 fois, ni même par une consultation citoyenne qui n’a jamais été envisagée. L’association de lutte contre la corruption Anticor a d’ailleurs pointé du doigt le projet sur plusieurs points.

Dans la période d’urgence sociale que nous connaissons et qui s’accroît avec l’inflation, ce projet à 52,4 M€ d’argent public, sans compter les coûts de fonctionnement et d’aménagement du quartier, pose de plus en plus question. Son prix a déjà augmenté de 50%. Le contexte de la guerre en Ukraine et la flambée des prix des matériaux viennent encore appuyer les inquiétudes d’un dérapage financier. Pour rappel, cette attraction est constituée de 1900 tonnes d’acier. »