Accueil Actualités Pour un budget résolument tourné vers la transition écologique et solidaire – Intervention de Nicolas Martin

Pour un budget résolument tourné vers la transition écologique et solidaire – Intervention de Nicolas Martin

Le budget qui nous est présenté est dynamique, dans un contexte financier pourtant contraint. En effet, les hausses de recettes sont significatives, notamment en matière de versements transport, de recettes de stationnements ou de recettes publicitaires.

Si le nouveau système de verbalisation du stationnement devrait permettre, espérons le, de diminuer le nombre de voiture ventouses en centre ville. Nous sommes dubitatifs quant à l’augmentation des recettes publicitaires. En effet, nous tenons à rappeler la nécessité de réduire le nombre de panneaux publicitaires afin de diminuer la pollution visuelle et lumineuse de notre agglomération.

Cette année, nous constatons également un changement unilatéral des règles de contractualisation avec l'Etat qui plafonne maintenant l’évolution de nos dépenses dans la limite de 1,2% chaque année.

Pourtant, dans le même temps, l’Etat nous oblige à augmenter de 2,5M€ notre participation au budget de l’Habitat pour faire face notamment à la diminution des APL, soit une augmentation de 11,4 %.

L’État prescripteur, mais pas payeur, demande aux collectivités de maîtriser leurs dépenses, d'équilibrer leurs comptes quand il adopte pour lui même un budget 2018 avec 80 milliards de déficit.

C’est du : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! »

Ce budget comporte un niveau élevé d'actions qui contribueront, dans le respect de nos engagements de mandat, à renforcer la cohésion de notre territoire.

Si notre degré d’exigences est fort pour offrir à tous un service public de qualité, nous devons également veiller au maintien de la qualité de vie au travail de nos agents, de plus en plus sollicités, qu’ils soient dans les services centraux ou dans les pôles en lien avec les habitants et les acteurs de notre territoire. Cette sur-sollicitation a des limites et ne peut se faire sans engager une réflexion sur les besoins en personnels additionnels.

Chers collègues, nous venons d’achever le temps d’un grand débat sur la transition énergétique mobilisant plus de 50 000 de nos concitoyens et Julie Laernos nous a présenté ce matin les feuilles de route pour une transition énergétique et un Plan Climat Air Énergie Territorial ambitieux. Celles-ci nous engagent et il est important que Nantes Métropole soit exemplaire en la matière, y compris dans le choix de nos investissements.

Avec 358M€ d’investissement en 2018, notre Métropole dispose d’un budget dynamique pour soutenir la transition écologique et l’amélioration de la qualité de vie de tous, dans un souci d’égalité et de solidarité.

Il nous faut accompagner et prévoir les déplacements dans l'agglomération en tenant compte des besoins de désenclavement, de l'impératif climatique, de la préservation de la qualité de l'air - pour une meilleure santé pour tous ! Ceci implique d'opérer de vrais changements dans nos modes de déplacements, de décongestionner certains morceaux de notre territoire. En cela, l'accélération de la liaison des lignes 1 et 2 du Tramway serait significative.

Nous saluons également l'annonce de la mise en place en 2018, pour les agents de Nantes Métropole, de l'indemnité kilométrique vélo demandée par les élus écologistes et citoyens.

Si notre budget 2018 affiche clairement notre soutien aux partenaires économiques à travers notamment le versement attribué à l'Agence Nantes Saint-Nazaire développement, soit 2,75M€, qui a certes permis de soutenir 75 entreprises et de soutenir la création de 1000 emplois, notre évaluation doit être plus précise pour que nos soutiens aillent aussi vers les artisans, les petits commerces, l’Économie Sociale et Solidaire, soit l'économie du lien et de la proximité.

Nous devons promouvoir un nouveau modèle de développement qui accélère la transformation de notre économie et qui ne soit pas seulement rivé sur l'attractivité. Nantes Métropole doit contribuer à une plus grande coopération entre les territoires de notre aire urbaine en cohérence avec nos territoires voisins.

Forts de nos capacités financières, nous devons aussi soutenir à sa juste hauteur notre riche tissu associatif. La diminution drastique du financement des emplois aidés par l’Etat oblige des structures associatives à licencier des dizaines de salariés alors que les actions qu’elles mènent participent à l’indispensable cohésion sociale de notre métropole. Je pense notamment à la situation des Ressourceries, maillon indispensable pour la réduction et le tri des déchets, mais aussi la réparation et le réemploi de matériels concourant à la lutte contre gaspillage et l’obsolescence programmée. Nous devons leur apporter une aide juste, équilibrée et attendue.

Notre solidarité doit aussi nous permettre de mettre davantage à l'abri les populations migrantes présentes sur notre agglomération. A ce titre, continuons de répertorier les locaux de Nantes Métropole en mutation ou voués à la démolition à moyen terme afin de proposer des baux précaires aux associations compétentes et reconnues pour leurs actions auprès des hommes, femmes et enfants qui arrivent sur l'agglomération nantaise .

Nous avons déjà avancé, mais nous devons intensifier nos efforts.

 

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