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[Focus] Remise de la légion d’honneur à Marie-Hélène Nedelec

Samedi 4 novembre 2017, Marie-Hélène Nedelec a été nommée chevalier de la Légion d'honneur pour récompenser son engagement, aussi bien associatif que politique, pour améliorer les conditions de vie des personnes les plus démunies

 

La salle était combe ce samedi. L’assistance, émue, rassemblait une diversité de personnes qui ont fait partie de l’histoire de cette militante : famille, amis, associatifs, élus… d’ici ou d’ailleurs. L’occasion pour Marie-Hélène Nedelec de partager cette distinction : « Beaucoup de personnes ici présentes de par leur action au quotidien méritent aussi cette reconnaissance et je souhaite sincèrement partager avec eux cet honneur. »

 

Son nom a été proposé par Sylvain Mathieu, délégué interministériel à l'hébergement et l’accès au logement. Avant de lui remettre la décoration honorifique, il lui revenait de retracer le parcours de vie de Marie-Hélène, en rappelant ses valeurs : « Engagés pour la résorption des bidonvilles et pour l’intégration des personnes qui y vivent, avec Marie-Hélène, nous partageons une conviction forte qui est celle de faire le pari de l’insertion pour la lutte contre la grande précarité, en dehors de toute considération ethnique. »

 

Après la remise officielle, la récipiendaire a, à son tour, pris la parole pour exprimer ses nombreux remerciements devant cette marque prestigieuse de reconnaissance et auprès de tous ceux qui ont compté dans son parcours. Elle a vu celui-ci comme une tapisserie posée sur le métier « tous ces liens et engagements au cours des années s’entrecroisent et se font tenir les uns les autres […] Dans la tapisserie, le travail ne peut donc se faire qu’à la main, c’est donc un travail minutieux et long qui demande patience et persévérance ». Et en tant qu’angevine, Marie-Hélène Nedelec a évoqué la tapisserie de Jean Lurçat « Le chant du Monde » conçue comme une réplique moderne de l’Apocalypse, citant son auteur « Le Chant du monde a pour thème un sujet universel : l’avenir de l’humanité, le rôle et la place de l’homme dans le monde, c’est à la fois un message d’alerte et un message d’espoir ».
Et c’est ainsi que Marie-Hélène a tenté de dérouler quelques-uns de ces fils qui tissent son parcours tel une tapisserie : le fil de la politique de la ville, celui de la coopération internationale, celui des migrants de l’Est, celui de la Roumanie et de la Bulgarie, celui de l’habitat adapté pour les gens du voyage ou encore celui de l’habitat temporaire… avant de finir sur celui de la famille, en tant que mère de trois enfants et grand-mère de 5 petits-enfants.

 

Ayant fait venir autour d’elle ses petits-enfants et les enfants qu’elle parraine, Marie-Hélène a conclu sur ces mots : « Je nous invite à saluer non pas moi mais toutes et tous les ouvriers qui tissent ce chant du monde pour que le monde de demain soit un monde ouvert et non refermé sur lui-même, un monde où chaque enfant quelle que soit son origine aura toutes ses chances de réussir ».

 

Bravo Marie-Hélène ! Les élus écologistes et citoyens te félicitent et saluent ton engagement.

 

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Extrait vidéo du discours de Sylvain Mathieu

 

 

Délégué interministériel à l'hébergement et l’accès au logement

 

 

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Dans la presse

 

 

Ouest France

 

 

 

27 novembre 2017 :

 

 

 

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Marie-Hélène Nedelec, un engagement reconnu

 

 

Site de la ville de Saint-Herblain

 

 

La conseillère municipale à Saint-Herblain et vice-présidente de Nantes Métropole a été nommée chevalier de la Légion d'honneur.

Son nom a été proposé par Sylvain Mathieu, délégué interministériel à l'hébergement et l’accès au logement. Elle fait partie de la promotion de Pâques, la dernière du quinquennat Hollande. Marie-Hélène Nédélec a été élevée au rang de chevalier de la Légion d’honneur pour son engagement associatif. Ses domaines de prédilection : "L’ouverture à l’international, le logement, la politique de la ville et surtout le faire ensemble".

C’est dans l’enfance qu’il faut chercher l’origine de son engagement au service des autres : "Mes parents étaient issus du milieu ouvrier, mon père syndicaliste et ma mère engagée au sein de la CSF (Confédération syndicale des familles). Quand j’avais 7 ans, nous avons emménagé en HLM et notre vie a vraiment changé".

Enseignante en mathématiques, Marie-Hélène Nédélec s’est installée en 1981 à Saint-Herblain. Elle s’est tour à tour investie dans la prévention santé auprès des habitants du Sillon, dans une association des parents d’élèves, la commission extra-municipale petite enfance, les échanges avec les villes jumelles de Cléjà (Roumanie) et Kazanlak (Bulgarie), puis l’accueil des réfugiés et migrants.

Élue conseillère municipale en 2001 au sein du groupe Ensemble Saint-Herblain Autrement (ESHA-Les Verts), elle prend en charge les relations internationales et interculturelles en 2008, et depuis 2014 la politique de la ville et la cohésion sociale. Elle siège depuis 2007 à Nantes Métropole. En 2010, elle prend la responsabilité de la coopération de Nantes Métropole avec les pays du Sud, en particulier sur les questions d’accès à l’eau et à l’assainissement. Elle s’est attelée à l’accueil des populations roms dans la métropole, un dossier complexe et de long terme, et pilote les questions d’accueil et de logement des gens du voyage.

Mariée, Marie-Hélène Nédélec est mère de trois enfants et a cinq petits-enfants.

 

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Discours de Marie-Hélène Nedelec :

 

"Bonjour à toutes et tous, Monsieur le Délégué interministériel, Mesdames et Messieurs les maires et élu(e)s,les conseillers, les directeurs, directrices, membres du personnel de Saint-Herblain ou de la Métropole ou d’autres structures, entre autres les bailleurs, vous les militants des associations, les citoyennes et citoyens, les anciens collègues de travail, les ami(e)s, la famille. Merci en particulier à toutes et tous avec qui je travaille dans le cadre professionnel et qui ont prennent sur leur week-end pour m’accompagner dans ce moment.

Rassembler une telle diversité de personnes qui comptent pour moi puisque vous faîtes partie de mon histoire, de cette histoire qu’ont évoquée Sylvain et Bertrand fait partie de ces occasions rares.

Je pense aux absents qui sont en congés pour certains, ceux dont l’état de santé ne leur permettait pas de se déplacer, ou des personnes trop éloignées en particulier au Cameroun, en Haïti ou en Guinée, pays des coopérations de Nantes Métropole, l’Ambassade de France et l’OFII en Roumanie, les amis qui sont loin, en particulier ma soeur de coeur Elena de Bulgarie et bien d’autres personnes plus ancrés sur Paris de la Dihal par exemple …et à ceux qui nous ont quitté trop tôt.

Nous sommes dans un moment particulier où l’actualité de cette semaine avec des expulsions de terrains pose interroge et on ne peut que faire preuve de modestie ou d’humilité. Cela renforce l’idée que cela ne peut continuer ainsi et montre la nécessité de la mise en oeuvre des actions décidées avec l’ensemble des communes, l’Etat et le département.

Tout d’abord, avant de remercier pour cet honneur qui m’est fait, je tiens à dire quelques mots sur la manière dont je l’ai perçu.

Lorsque j’ai reçu un appel téléphonique me disant que j’étais proposée pour la légion d’honneur, il était 19h un soir fin janvier et j’étais en plein coeur du quartier Bellevue, entre Nantes et Saint-Herblain, cible aujourd’hui du projet Grand Bellevue dans le cadre de la politique de la ville.

Je n’y ai pas vraiment cru dans un premier temps. Puis recevant un mail me demandant de donner un certain nombre de renseignements, ma question était : Pourquoi moi ? Qui a bien pu me proposer ? Comment cela peut être perçu ?

Les actions que je mène aujourd’hui le sont au titre des responsabilités qui me sont confiées et le sont toujours dans un cadre collectif. Beaucoup de personnes ici présentes de par leur action au quotidien méritent aussi cette reconnaissance et je souhaite sincèrement partager avec eux cet honneur.

C’est donc dans cet état d’esprit que je m’exprime devant vous aujourd’hui. En menant mon enquête, (ce n’est pas si évident de savoir), j’ai découvert que cette distinction avait été proposée par Sylvain Mathieu au titre de la délégation interministérielle pour l’hébergement et l’accès au logement. Je l’ai interprété comme une reconnaissance non pas pour moi seule, mais bien pour l’ensemble des acteurs qui oeuvrent sur le terrain au quotidien pour améliorer les conditions de vie de familles en particulier sur cette question d’accès au logement ici ou ailleurs en tant que citoyens, à un titre associatif, ou dans le cadre de leur emploi, de leurs responsabilités à tous les niveaux du local au départemental ou régional, du national à l’international. Je sais aussi les impatiences qui existent et les attentes énormes qui subsistent dans un certain nombre de domaines et que le travail à mener est sans cesse réinterrogé, que cela suscite de la fatigue et des périodes de découragement devant ce qui reste à accomplir et les éternels retours en arrière. Je ne suis pas dans la logique de glorifier ce qui est fait mais dans une logique de volonté de continuer à avancer collectivement en renforçant les partenariats.

Cela m’a amenée à porter un regard sur l’ensemble de mon parcours et ce n’est pas simple.

Je l’ai d’abord vu comme un puzzle : j’adore faire des puzzles et c’est un plaisir que je partage avec mes petits-enfants, un puzzle ou un certain nombre de pièces s’emboîtent les unes dans les autres, ou chacune et chacun a une place unique qui donne sens à l’ensemble. Puis, je me suis dit que le puzzle, c’était quelque chose d’éphémère puisque la plupart du temps, on le démolit pour le refaire un autre jour. J’ai pensé ensuite au patchwork : là aussi chaque pièce est unique mais ce qui est plus fort, c’est le lien et les coutures qui font tenir l’ensemble pour aboutir à un résultat final.

Finalement, je retiens plus l’image d’une tapisserie sur le métier car en y regardant de plus près, tous ces liens et engagements au cours des années s’entrecroisent et se font tenir les uns les autres : ce ne sont pas des pièces différentes mais un tout composé de fils divers et variés.

Dans la tapisserie, le travail ne peut donc se faire qu'à la main, c’est donc un travail minutieux et long qui demande patience et persévérance.

Pour ce qui est de mes références en matière de tapisserie, en tant qu’angevine, j’en ai deux : celles de l’Apocalypse, et celle de Jean Lurçat : « Le chant du Monde », conçue comme une réplique moderne de l’Apocalypse. Le chant du Monde me parle bien et son titre est évocateur pour moi. Il s’agit d’une série de tapisseries sur fonds noir, ou la grande diversité et richesse des couleurs en font un ensemble harmonieux….Cette oeuvre a débuté en 1957 et a duré environ 7ans pour la fabriquer.

Jean Lurçat parlait ainsi du chant du Monde :

Le Chant du monde a pour thème un sujet universel : l'avenir de l'humanité, le rôle et la place de l'homme dans le monde, c'est à la fois un message d'alerte et un message d'espoir.

Tout s'y mêle, s'y entrecroise, tout y est tissé, tressé dans cette longue aventure. Ne vous étonnez donc pas d'y trouver du fiel et du miel. Ce n'est pas un lamento, moins encore une romance. Mais terminée, cette oeuvre dont l'avenir dira si elle fut valable ou inutile, n'aura pas posé sur la vie un regard oblique ou funèbre.

Oui :Tout s’y mêle, s’y entrecroise, tout y est tissé dans une grande aventure : Je vais tenter de dérouler quelques-uns de ces fils qui tissent cette toile et tous ces liens non pas dans un ordre chronologique mais dans cette idée d’entrecroisements et d’enrichissement mutuel. Pour le métier à tisser, tant que la pièce est sur le métier, il reste à croiser les fils pour faire tenir le tout.

Pour moi, il reste beaucoup à faire.

Je vais partir de mes responsabilités à Saint-Herblain puis à Nantes Métropole. Je vais tirer le fil « Politique de la Ville « sur lequel je suis en responsabilité aujourd’hui pour Saint-Herblain en particulier le Grand Bellevue et le Sillon de Bretagne…Comment cela me parle dans mon parcours ?… Si je remonte le fil : Bellevue pour moi c’est aussi un lien avec ma profession en tant que professeur de Mathématiques puisque j’ai terminé ma carrière au lycée Camus, et enseigné au collège Renan, tous les 2 au coeur du Grand Bellevue. J’ai démarré comme enseignante au collège du quartier de Plaisance à Orvault. Arrivés à Saint-Herblain en 1981 pour la naissance de Pascal notre deuxième enfant, cela a été la Confédération Syndicale des Familles et le « collectif santé » du Sillon de Bretagne, peut-être précurseur des actions santé menées aujourd’hui. Avec Jean-Pierre, nous avons démarré notre vie de couple à Malakoff. En tant qu’étudiante, j’ai vécu sur les quartiers Nord de Nantes à la Boissière. J’ai passé mon enfance à Angers dans le quartier de Belle-Beille ou nous sommes arrivés lorsque j’avais 7 ans. Je tiens à souligner que, pour notre famille, l’accès au logement social a été une véritable promotion avec la fin du charbon pour faire marcher la gazinière, l’accès au chauffage central et une salle de bain. Pour moi, le logement social signifie encore pour beaucoup une vraie promotion et nous ne devons pas l’oublier. Le logement est un vrai facteur d’intégration, l’accès au logement est un élément indispensable pour la construction de toute personne. Je suis témoin du dynamisme des acteurs et de l’implication forte des bailleurs comme par exemple Environnement Solidaire, et d’autres initiatives mobilisant la jeunesse étudiante, des entreprises…

Je vais tirer maintenant sur un autre fil : celui de la coopération « comme on dit : décentralisée » ou plus simplement de l’international.

Aujourd’hui, les partenariats pour l’accès à l’eau, à l’assainissement, les déchets au Cameroun, en Guinée et sur Haïti……pour la métropole, et dans le mandat précédent les relations internationales de Saint-Herblain. Cela a été un vrai enrichissement pour moi, je pense que j’ai une chance extraordinaire de pouvoir découvrir et connaître un certain nombre de pays, les acteurs qui les font vivre. Cela permet un autre regard sur ce que nous vivons ici en France. La question des migrations auxquelles nous sommes confrontés de plus en plus ne peut se comprendre qu’en acceptant de décaler son regard en se replaçant dans la question plus globale des équilibres de notre planète, questions de démographie, de conflits, de climat, d’économie.

Aujourd’hui en charge de la question des Migrants de l’est pour la Métropole, je peux dire que cela a été un fil que j’ai choisi avec la volonté d’agir ici et làbas. Ma profonde conviction est que les phénomènes migratoires auxquels nous sommes confrontés de plus en plus nécessitent une prise en compte à tous les niveaux. Je suis venue sur ce sujet en 2010, suite à ma demande formulée auprès de Jean-Marc Ayrault. Avec Dominique Raimbourg, nous avons initié des actions innovantes avec les collectivités roumaines. D’autre part, l’action partenariale pour le lancement de la MOUS (maîtrise d’oeuvre urbaine et sociale) avec l’ensemble des communes, le département et l’Etat avec entre autres la DDCS doit nous permettre d’avancer. Les situations telles que nous les vivons aujourd’hui ne font que déplacer le problème sans avoir de réponses à apporter ou du moins peu de réponses par rapport à l’ampleur des enjeux. La situation n’était pas satisfaisante avant, elle ne l’est pas plus aujourd’hui, on n’a fait que déplacer le problème et déjà des interpellations à partir des nouveaux lieux d’installation Ce travail collectif et partenarial est une nécessité pour notre territoire, mais surtout une nécessité pour les familles qui vivent ici dans des conditions plus que précaires.

Il est difficile pour moi de concevoir de travailler sur l’accès à l’eau et à l’assainissement dans les pays du Sud et de constater que cet accès aujourd’hui est difficile pour un certain nombre de familles vivant sur le territoire. Un autre fil qui constitue la trame de mon chant du Monde est mon lien très fort avec la Roumanie et la Bulgarie : ceci fait partie de mon parcours et de ma vision du monde. Dans le cadre des échanges de Saint-Herblain avec ces 2 pays, je me suis engagée dans les échanges entre Kazanlak et le lycée Camus et je peux assurer qu’avoir permis à quelques cohortes de lycéens de vivre ces échanges a eu un impact sur leurs choix professionnels et sur leur vision de l’Europe. Avec l’association Solidarité Roumanie, puis comme élue aux solidarités internationales à Saint-Herblain, nous avons accompagné la commune de Cléja dans son développement. Au titre de ma délégation à Nantes Métropole, nous avons avec Dominique Raimbourg et l’association Une Famille Un toit, oeuvré pour le développement de 4 communes roumaines dont sont originaires la plupart des familles arrivant sur le territoire nantais ainsi qu’accompagné des familles sur des projets économiques de retour au pays.

Ces dernières années ont permis un vrai compagnonnage avec l’ambassade de France en Roumanie et ses services, et avec l’Office français de l’immigration en Roumanie. Cela permet des regards croisés sur ici et là-bas avec les collectivités roumaines partenaires. Un petit mot pour Dominique avec lequel j’ai travaillé dans un vrai climat de confiance. Engagés sur des sujets complexes nous avions une vision partagée. Je souhaite donc particulièrement le remercier.

Un autre fil qui s’entrecroise est celui de l’hébergement spécifique pour la Métropole : je travaille sur la question du logement des Gens du Voyage entre autres ce que l’on nomme l’habitat adapté. Ce sujet est aussi un sujet complexe pour prendre en compte les réalités, les besoins des familles ancrées territorialement sur Nantes Métropole. Il nous faut à long terme agir pour diminuer considérablement les occupations illicites qui ne sont satisfaisantes pour personne, ni les riverains, ni les entreprises, ni les communes et pas plus les familles. Des bailleurs accompagnent certains projets de façon volontariste ; Ce n’est que collectivement que nous pourrons avancer et trouver des réponses adaptées.

Le fil du concours Minimaousse a permis de s’interroger sur de nouveaux modes d’habiter. L’expérimentation du prototype Woodstock a mis en avant la question de l’habitat temporaire : occasion de vrais partenariats avec la cité de l’architecture, des architectes, des associations, la Fondation Abbé Pierre, la Dihal, et l’école supérieure du bois dont je souligne l’engagement en saluant la présence d’Arnaud Godevin son directeur. C’est dans la complémentarité des regards et dans ces fils croisés que nous avons pu avancer. La réalisation du prototype permet de loger une famille, souhaitons que ce prototype puisse se reproduire à plus grande échelle.

Il faut mesurer que tous ces fils s’appuient sur des rapports humains et passent par des personnes concrètes : lien de partenariat, de complicité parfois mais dans un esprit de respect et d’écoute pour arriver à des engagements communs.

Le fil de la Dihal : commencé par une première rencontre à Constanţa en Roumanie avec Manuel Demougeot, directeur de cabinet de la Dihal que je tiens à saluer particulièrement pour sa disponibilité et son écoute. Puis j’ai découvert les rencontres thématiques, la recherche permanente pour découvrir les bonnes pratiques dans le domaine de l’accès au logement et de les diffuser. Ces temps d’échanges et de diffusion d’information permettent de mieux appréhender les situations et d’imaginer des pistes d’action. Cela a participé à ma connaissance des sujets, je tiens à remercier chaleureusement toute l’équipe Et particulièrement Sylvain qui a accepté d’être présent aujourd’hui et sans qui nous ne serions pas là.

Quelle trame pour tout cela ? J’ai choisi de mettre mes compétences au service de sujets complexes : en tant qu’ancienne professeur de Mathématiques, j’ai toujours aimé les problèmes, non pas pour le problème en tant que tel mais bien pour le plaisir de rechercher les solutions. C’est ce qui m’anime toujours aujourd’hui : la recherche de solutions.

  • Coopérer ici et là-bas : la coopération pour moi, ce n’est pas que le travail avec les pays du Sud, c’est bien le travail de tissage entre collectivités, communes et Métropole, département, services de l’Etat, bailleurs, associations. Au-delà des compétences respectives de chacun, c’est l’intelligence collective que permettra de faire face aux enjeux et d’imaginer de nouveaux modèles pour proposer de nouvelles solutions.

 

  • faire vivre l’égalité: l’égalité à est un service à part entière, une mission. Belle mission dont les contours sont multiples cette notion d’égalité est essentielle et j’en profite pour saluer l’ensemble du service, en particulier sa directrice Valérie.

 

Mon histoire personnelle liée à des rencontres et des sollicitations sur des publics migrants m’ont poussé à vouloir agir sur cette question. Tous ces liens concrets, ces visages me motivent dans l’action qui est la mienne mais qui est celle de militants, d’élus, de services. Mon positionnement me permet d’être à cette croisée des fils au service de la Métropole, recherchant un consensus avec les communes, travaillant avec des services de l’État et à l’écoute des associations. Tous ces fils se croisent, s’enchaînent et c’est la complémentarité entre les rôles de chacun qui permet d’avancer.

Je ne peux terminer sans le fil de la famille : je suis une fille Graveleau qui a beaucoup reçu de l’engagement de ses parents. Je pense que ce n’est pas un hasard si tous les enfants de la famille se sont engagés dans la vie de la cité à un moment ou un autre et dans des engagements divers et variés. En faisant mémoire, je pense bien sûr aussi à nos enfants, petits-enfants qui ont leur avenir devant eux.

Une pensée particulière pour nos conjoints qui subissent les dégâts collatéraux avec notre manque de disponibilité.

Je voudrais terminer d’une façon un peu particulière, non pas en étant seule face à vous mais en faisant venir plusieurs personnes auprès de moi. J’aimerais bien que mes petits-enfants viennent avec moi : Phileas, Aloïse, Elouan, Margot et Noam. Je souhaiterais aussi que Hakan, mon filleul vienne avec nous avec ses frères Okan et Ozan, ainsi que Fatima et Saliha. Je pense que Jean-Pierre peut aussi nous rejoindre.

Nos petits-enfants, c’est notre richesse d’aujourd’hui et nous souhaitons le meilleur pour eux .Nous avons notre part de responsabilité sur le monde que nous allons leur transmettre.

Hakan, Okan, Ozan, Fatima et Saliha : je vous ai connus à un âge similaire à ceux de nos petits-enfants entre 8 mois et 11 ans. Je peux dire que cette période était une période difficile pour vos familles avant de pouvoir accéder à une vie plus sereine grâce à l’accès à un logement social. Aujourd’hui, Hakan est en terminale, ses frères continuent leur scolarité. Fatima étudie à l’université et Saliha a un travail en CDI. Je ne pense pas que nous aurions pu imaginer cela il y a presque 15 ans aujourd’hui.

Pour moi, le chant du Monde est dans la promesse d’un avenir pour des enfants, des jeunes, des familles.

Merci encore pour ce moment partagé, d’être venu ici vous toutes et tous, merci à toi Sylvain et à Bertrand. Merci à tous ceux, qui m’accompagnent dans ma responsabilité, services, élus, collaborateur, merci à Marion entre autres.

Merci aussi à ceux qui ont préparé ce moment, en particulier Mr Besseau.

Je nous invite à saluer non pas moi mais toutes et tous les ouvriers qui tissent ce chant du monde pour que le monde de demain soit un monde ouvert et non refermé sur lui-même, un monde où chaque enfant quelle que soit son origine aura toutes ses chances de réussir".

 

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