Accueil Actualités Plan local d’urbanisme métropolitain : construire la ville, la vie que nous souhaitons – Intervention de Julie Laernoes

Plan local d’urbanisme métropolitain : construire la ville, la vie que nous souhaitons – Intervention de Julie Laernoes

 

Faciliter la ville, faciliter la ville, tel était notre slogan  lors de notre campagne de 2014, et c’est cela qui continue à guider notre action aujourd’hui.

Cela est resté notre ligne de conduite durant notre mandat.

A entendre nos collègues, on voit bien que la transition énergétique et le climat sont bien rentrés dans les esprits et les habitudes.

C’est à ce titre que je voudrai m’associer aux remerciements pour l’immense travail collectif opéré par les services et par Pascal Pras.

Derrière l’acronyme un peu techno qu’est le Plum se cache la question : « comment on construit la ville de demain » et c’est évidemment une compétence majeure pour notre collectivité.

Nous nous sommes investis, en tant qu’élus écologistes et citoyens, à la construction dans ce plan local d’urbanisme métropolitain et nous sommes attachés à trois principes majeurs :

1) construire une ville inclusive et accessible  : un logement pour toutes et tous quelque soit l’origine et leur situation.

2) réduire notre empreinte énergétique et intégrer des mesures de bon sens notamment à travers l’OAP Air Energie Climat et qui sera enrichi par un schéma directeur de l’énergie.

3) et surtout le construire pour et avec les habitants et les acteurs présent-e-s sur notre territoire, de manière générale mais également dans sa déclinaison dans chaque ville, chaque quartier.

Effectivement, notre principal compétence pour améliorer la qualité de l’air, réduire notre vulnérabilité sur les risques d’inondation ou encore réduire les distances se trouvent bien dans la manière dont nous aménageons notre territoire.

Et c’est également à travers ce document que nous pouvons limiter l’étalement urbain, préserver les terres agricoles et offrir des possibilités à chacun et chacune de se loger sur notre métropole… Bref construire cette ville de demain, celle que nous souhaitons.

Cette ville, cette vie que nous souhaitons justement, c’est une ville plus dense certes, qui raccourcit les distances et qui limite fortement l’étalement urbain mais la densification atteindra un jour ses limites : il nous faut mieux travailler avec les territoires aux alentours. Mieux partager notre défi commun : celui de réduire les inégalités tout en réduisant notre empreinte écologique. Cela nécessite d’engager une construction plus juste et équitable au sein de notre métropole mais également avec les pôles secondaires dans notre département ainsi qu’à l’échelle régionale. Des pôles mieux desservis par des transports en commun efficaces et qui répondent au besoin en terme de mobilités. C’est cela aussi le jeu à la nantaise.

Cela nécessite aussi dans chaque quartier d’entendre la voix et les envies des habitants. En particulier lorsqu’ils souhaitent plus d’espaces verts, de place pour de l’habitat partagé et participatif, des jardins partagés, des projets de ressourceries et des projets associatifs et culturels portées pour, par et avec les habitant-e-s. Un espace public au profit de celles et ceux qui y vivent , qui diminue la place de l’automobile sans traversante routière dans les quartiers. 

C’est en cela que nous interrogeons la manière de faire, de construire la ville dans le quartier nantais du Ranzay avec le projet YelloPark qui contrevient à cet urbanisme concerté et partagé.

L’année 2020 doit être l’année à partir de laquelle nos émissions de gaz à effet de serre doivent commencer à décroître pour tenir l’engagement de Paris de maintenir la hausse des températures à 2°C.

Il en va de notre responsabilité, de notre crédibilité, surtout après le Grand Débat sur la Transition Énergétique. Il faut d’abord réfléchir à l’optimisation et placer le bilan carbone d’une opération, au cœur de nos décisions politiques et publiques.

Je voudrais aussi revenir sur l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes qui impact ce plan local d’urbanisme métropolitain.

Nous allons enfin pouvoir s’atteler sérieusement à l’insonorisation et à réduire les nuisances dues aux avions puisque la ville que nous souhaitons c’est une ville qui ne se pense pas uniquement à l’aune de l’attractivité mais une ville inclusive, de l’entre-aide, de projets collectifs.

C’est à ce titre là aussi que l’intervention sans discernement de l’État pour tuer dans l’œuf le portage de projets collectifs, plus proche de la terre et de la transition énergétique, nous semble aller à contre-sens.

En conclusion, pour faire aux défis face auxquels nous sommes confrontés, ce document se tourne résolument vers l’avenir. Il s’agira de continuer à y travailler et à faire en sorte que de manière tangible, cela change notre quotidien et façonne la société tournée vers la transition, une société qui émerge que nous appelons de nos vœux.

 

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