Accueil Actualités Notre colère et nos propositions face à la situation indigne des 200 personnes exilés à Jeanne Bernard – Intervention de Jean Paul Huard

Notre colère et nos propositions face à la situation indigne des 200 personnes exilés à Jeanne Bernard – Intervention de Jean Paul Huard

 

Le saviez-vous 200 personnes exilées vivent une situation inimaginable aux portes de Nantes.

Des Hommes essentiellement, mais également des femmes et des enfants sont entassés dans un gymnase qui prend l'eau, sans chauffage et sans eau chaude.

C'est à Saint-Herblain dans l'ex-lycée Jeanne Bernard qui appartient au Diocèse.

Pour autant cela nous concerne directement. Souvenez-vous de l’évacuation du square Vertais, une soixantaine de personnes étaient chassées du square et remplacées par des gravats pour empêcher une nouvelle occupation de l’espace public.

Nantes n'en voulait pas, ils sont allés à Saint-Herblain ils sont maintenant invisibles à Nantes. Depuis, toute personne arrivant sur Nantes vient chercher refuge dans ce gymnase, faute de solutions proposées par l’État.

La ville s’occupe des suites de Daviais. Mais nous ne pouvons pas fermer les yeux sur ce nouveau scandale.

Faut-il attendre un malheur , une épidémie, pour agir ?

Les collectifs et associations organisent la générosité pour assurer plus de 200 repas  chaque jour , pour distribuer des vêtements, … Et les occupants eux-mêmes s’organisent tant bien que mal pour gérer la sécurité en tentant d'éviter le pire , sans l'aide de la ville, sans aide de l'agglomération, sans aide de l'Etat.

Ils ont ouvert un squat la semaine dernière pour extraire les femmes enceintes et les enfants. Ils se mettent dans l'illégalité par humanité, et font l'objet d'un référé d’expulsion au tribunal. 

En l'absence de réponse de l'Etat, les élus écologistes et citoyens ont soutenu l'idée d'un partenariat entre les villes de Saint-Herblain, de Nantes et le diocèse qui possède des locaux disponibles à Nantes. Les collectifs, associations et intersyndicale y sont favorables et parties prenantes. Le diocèse ne peut assurer seul cette situation. La ville ou la métropole nantaise doivent  impulser une solution digne. 

Obligeons l’Etat à respecter ses propres lois, à régler la note et à gérer dignement l’arrivée des demandeurs d’asile. Ne mettons plus à mal l'humanisme de notre ville. 

Le groupe des élus écologistes et citoyens votera évidemment la délibération présentée qui reconnaît et soutient les différents acteurs associatifs qui interviennent dans la lutte contre les discrimination, l'intégration des populations étrangères et l'égalité entre les femmes et les hommes.

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