Accueil Actualités La réforme des contrats aidés par le gouvernement a fragilisé de nombreuses associations. Il faut arrêter l’hémorragie et renforcer notre soutien municipal – intervention de Nicolas Martin

La réforme des contrats aidés par le gouvernement a fragilisé de nombreuses associations. Il faut arrêter l’hémorragie et renforcer notre soutien municipal – intervention de Nicolas Martin

Nous le savons tous, la réforme des contrats aidés a fragilisé de nombreuses associations à Nantes. Pour être tout à fait précis, 136 structures ont été identifiées en difficulté suites aux décisions du gouvernement, dont une quarantaine dans les quartiers prioritaires de la ville. Environ 200 emplois sont touchés.

Bien-sûr, les associations sont créatives et pleines de ressources ; elles s'adaptent, elles trouvent des solutions à court-terme. Mais elles sont positionnées sur des activités qui sont, par définition, économiquement fragiles. Comment assurer leur pérennisation ? Leur développement ?

Les associations sont le ciment de notre démocratie. Elles sont indispensables ; elles assurent parfois un véritable service public. Ce sont les acteurs clefs de la médiation dans les quartiers, les garants de la cohésion sociale et les pionniers de la transition écologique. Si elles meurent, qui s’attellera à développer des actions accessibles à toutes et à tous, pour le sport, la culture, la jeunesse, la solidarité ? Qui se battra pour lutter contre les problèmes encore trop présents de pauvreté, de discriminations et d'inégalités jusqu'au cœur des quartiers ? Qui développera le compostage et le réemploi ?

L’État nous a imposé une politique qui ignore les réalités économiques et l'utilité sociale des associations dans leurs fonctions d'employeurs. Est-il nécessaire de rappeler que le secteur associatif représente 10% de l'emploi total et 16% de l'emploi privé à Nantes ?

La ville de Nantes a encore une fois pris ses responsabilités en créant le Fonds d'Accompagnement Spécifique. 22 structures soutenues entre avril et juin, pour un total d'environ 270 000 euro, adossées à un accompagnement technique. Il faut faire grandir le dispositif pour venir en aide à l'ensemble des structures en difficulté, et avec des moyens accrus.

Sinon, le danger est simple : de plus en plus de temps partiels non-choisis, des emplois dissimulés sous couvert de bénévolat ou de services civiques, le recours accru à des contrats en free-lance. En bref, une précarisation de l'emploi toujours plus grande.

Restons attentifs à cette problématique et mettons les bouchées doubles sur les moyens alloués, car l'emploi n'est pas une question annexe. Surtout dans une ville qui en a fait sa priorité de mandat.

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