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La politique nantaise de la Petite enfance, source d’inspiration pour le Japon

Durant deux jours, 24 et 25 août dernier, une délégation de sept députés japonais était en visite à Nantes. Avec pour objectif : s’inspirer des projets nantais et prendre conseil sur la manière de mener à bien ces actions politiques. Deux sujets à l’ordre du jour : la culture et la petite enfance.

Pourquoi la petite enfance ? Le Japon est confronté à une très faible natalité du fait, entre autres, du très grand manque de moyens mis en œuvre pour concilier vie professionnelle/vie familiale : 1,46 enfants par femme contre 2 en France.

Ghislaine Rodriguez, adjointe écologiste en charge de la Petite enfance à Nantes, a donc eu le plaisir de leur présenter les grandes orientations de cette politique.

Petit aperçu sur les éléments présentés, qu’il est toujours bon de savoir ou de se rappeler :

  • Le soutien de l’État à la petite enfance a pour objectif de permettre la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale. Il repose sur le principe du libre choix des parents, permettant ainsi à ceux-ci de maintenir, suspendre ou réduire leur activité professionnelle, et d’opter parmi des modes de garde diversifiés et complémentaires en fonction de leurs besoins. S’ils sont 61 % au niveau national à s’occuper eux-mêmes de leur enfant, 19 % ont recours à une assistante maternelle et 13 % à une crèche.

  • L’importance de cette politique en France se traduit également par un financement public significatif : ce secteur représente 1,24 % du PIB en 2011, contre une moyenne de 0,8 % pour les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique qui regroupe aujourd’hui plus d’une trentaine de pays dits avancés, mais aussi des pays émergents comme le Mexique, le Chili et la Turquie) et 0,45 % pour le Japon. En 2015, 15,6 milliards d’euros ont été consacrés à l’accueil des moins de 3 ans, dont 19 % sont financés par les collectivités territoriales (villes et départements).

  • Si l’accueil des 0-3 ans est une compétence facultative pour les communes, nombreuses sont celles qui ont développé un service public de la petite enfance, allant de la mise à disposition de locaux à la gestion d’établissements d’accueil collectif en passant par l’achat de places.

  • Depuis de nombreuses années, la Ville de Nantes a fait le choix d’une politique volontariste en matière d’accueil des tout-petits, qui sont près de 11 000 (entre 0 et 3 ans). A la fois gestionnaire de multi-accueils municipaux (au nombre de 22) et soutien financier des autres crèches (secteur associatif, secteur institutionnel, secteur privé… - au nombre total de 61), elle consacre 34,2 millions d’euros en 2017 à cette politique (dont 4 millions en investissement).

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