Accueil Actualités Appel à projets « Les temps de la nuit » : intervention de Patrice Boutin

Appel à projets « Les temps de la nuit » : intervention de Patrice Boutin

 

Compétence de tout le monde et de personne, il était grand temps de mettre la nuit en débat pour construire une réelle politique publique qui concilie « droit à la ville » et « droit à la nuit ». Car occulter ce débat, ou le renvoyer à la sphère privée, c’est laisser l’économie dicter sa loi en particulier aux plus faibles d’entre nous, à ceux par exemple qui n’ont pas vraiment la possibilité de choisir entre un emploi difficile et pas d’emploi du tout. La ville de Nantes a décidé de s’emparer de ce débat dès le début du mandat, et nous nous inscrivons pleinement dans cette démarche.

Il s'agit de faire société de jour comme de nuit.

Nous, élus écologistes et citoyens, nous ne sommes pas pour une ville 24/24 incitant à une consommation « non -stop », et à des cadences de travail « non -stop » qui fragilisent la santé des travailleurs. La ville de demain, c’est un espace-temps plus fluide, au service de l’humain, qui privilégie le temps de vivre. Nous souhaitons un développement de la nuit, conciliant économie porteuse de sens,respect de l’environnement,

sobriété énergétique, cohésion sociale et diversité culturelle.

A travers cet appel à projets que nous approuvons, nous consolidons notre capacité « à gérer des demandes et des problèmes publics, et à fabriquer du politique ». Cet appel à projets, c’est l’occasion de se réapproprier l’espace public, d’inventer de nouvelles formes de sociabilité urbaines, de défendre la culture sous toutes ses formes et ce en complément de ce qui se passe déjà hors des cadres officiels.

Lancer cet appel à projets consiste à gérer les paradoxes de notre métropole en prenant soin de tous.

J’attire donc votre attention sur quelques points

Soyons vigilants à :

  • développer l’activité nocturne sans créer de nouveaux conflits d’usages mais au contraire participer à les pacifier car chacun-e le sait, la ville qui dort, la ville qui s’amuse et la ville qui travaille ne font pas toujours bon ménage ;
  • réguler la ville en fête tout en conservant une place pour la transgression ;
  • ne pas tout réglementer sans pour autant abandonner la nuit au marché .
  • Ne pas limiter les projets au centre ville.
  • Et enfin, une vigilance toute particulière en direction des hommes et des femmes qui travaillent de nuit :

C’est à nous de décider ensemble jusqu’où ne pas aller.

 

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