Accueil Actualités Aide humanitaire aux pays d’Afrique touchés par la famine – intervention de Mounir Belhamiti

Aide humanitaire aux pays d’Afrique touchés par la famine – intervention de Mounir Belhamiti

Cette délibération nous amène à faire un terrible constat : la famine est de retour en Afrique, un continent qui n’a cessé d’être durement touché au cours de ces dernières décennies. On se souvient tous des drames humanitaires qui ont touché le Biafra, le Sahel, la Somalie, l’Ethiopie, le Soudan.

D’après le secrétaire général des Nations Unies, c’est je cite, « la plus importante crise humanitaire depuis la seconde guerre mondiale »

Les chiffres annoncés sont impressionnants, puisque l’on avance le chiffre de 20 millions de personnes en situation « d’insécurité alimentaire sévère », parmi lesquels 1,4 millions d’enfants qui risquent de mourir de faim dans les prochains mois.

Face à l’ampleur et à la gravité de la situation, l’ONU estime qu’il faudrait réunir une aide financière d’un montant de 4,4 milliards de dollars (4 milliards d’euros), d'ici le mois de juillet

Dans ce contexte, nous saluons la solidarité de la ville de Nantes et sa décision d’apporter son aide financière, comme elle a su le faire dans le passé, je pense à l’aide apportée aux Philippines, ravagées après le passage d’un terrible typhon.

Ces famines ont deux causes principales : d’une part les conflits armés, qui ont chassé des millions de personnes de chez elles ; d’autre part la sécheresse, qui s’est abattue sur ces régions, a réduit à néant les récoltes et décimé le bétail. Cette sécheresse a été aggravée par le phénomène climatique El Nino, qui a provoqué des températures records ainsi qu’une baisse des précipitations. Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) prévoit qu’un réchauffement de 1,5 °C à 2° C entraînerait, en Afrique, une diminution de 40 à 80 % des surfaces cultivables de maïs, mil et sorgo.

Ce drame ne peut que nous conforter dans notre volonté d’agir, à notre niveau local, contre les émissions de gaz à effet de serre responsables du dérèglement climatique.

Mais nous sommes en même temps très inquiets de constater que l’un des principaux pollueurs du monde, les Etats Unis, remettent en cause la théorie même du réchauffement climatique, autorisent le redémarrage des centrales à charbon et souhaitent dénoncer l’accord de Paris sur le climat.

Laisser un commentaire