Accueil Actualités Adhésion à l’association Ville et Aéroport :  réinterrogeons la croissance du trafic aérien – Intervention de Didier Quéraud

Adhésion à l’association Ville et Aéroport :  réinterrogeons la croissance du trafic aérien – Intervention de Didier Quéraud

L’adhésion qui nous est proposée à l’association Ville et Aéroport recueille notre accord. Nous ne pouvons qu'être d'accord avec nombre d’objectifs qui sont énoncés dans sa charte, qui visent essentiellement à protéger les populations riveraines.

Au premier de celles-ci, le bruit. Il nous faut veiller, maintenant que nous savons que l'aéroport est là pour longtemps, à la révision du Plan d'Exposition au Bruit, ainsi que le Plan de Gêne sonore, qui sont tous les deux complètement inadaptés à l'évolution du trafic et aux évolutions technologiques des avions. Nous pourrons ainsi mieux adapter la question des aides à la protection et des indemnités de compensation pour les riverains qui subissent le plus les nuisances.

L'accès à la plate-forme par une ligne de transport en commun, la juste rétribution financière des collectivités locales sont d'autres sujets abordés par l'association et nous intéressent. La plupart d’ailleurs de ses recommandations techniques étaient d'ailleurs défendues et travaillées par les ex-opposants à l’ex-projet de NDDL, dont nous faisions partie : l’approche en continu, plutôt que par paliers, l’axe des trajectoires, la restriction voire l’interdiction des survols de nuit... tous ces sujets ont été traités en particulier par les élus du Collectif des élu-es Doutant de la pertinence de l'aéroport, le CéDpa.

Les nuisances sonores sont la première préoccupation des riverains. Nous attirons votre attention sur le fait que le régime local des vents semble changer depuis quelques années, sans doute un effet du dérèglement climatique. Aujourd'hui, nous ne sommes quasiment plus sous régime dominant d'ouest, ce qui entraîne une modification des couloirs d'approche des avions. Les populations les plus impactées aujourd'hui sont au sud de la piste, ce que confirme Vinci que nous avons interrogé. Il conviendra d'y veiller pour protéger au mieux les populations qui en ont le plus besoin.

Mais rappelons malgré tout, que comme la diminution des déchets à la source par l'éco-conception, nous avons tous intérêt à ce que le trafic aérien diminue. Alors que les alertes sur le réchauffement climatique et la perte de biodiversité sont de plus alarmantes, ce mode de transport doit être restreint au nécessaire. La croissance du trafic à Nantes Atlantique, essentiellement due aux compagnies à bas coût pour des motifs qui sont extrêmement discutables - rappelons au passage qu'un aller-retour pour une capitale européenne est forcément payé par quelqu'un d'autre que le passager qui ne s'acquitte que de 29 € - cette croissance donc n'est pas un modèle que nous devons défendre, ni dans ce qu'il représente de dégâts environnementaux, ni dans la façon dont sont gérées les ressources humaines des compagnies.

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